Pourquoi je me suis expatrié, 12/09/2017

Les choses commencent à se concrétiser

D’ici la fin de l’année, j’aurai créé ma quatrième société en Roumanie en l’espace de deux ans. Évidemment, l’une de ces société n’existe que pour faire plaisir à l’administration roumaine… Pour le moment ! Je compte bien commercialiser le service que nous proposons et trouver de nouveaux clients. Si je créé une nouvelle société, autant exploiter au maximum son potentiel ! J’ai déjà rencontré quelques entrepreneurs ayant la même problématique que moi, ils pourraient devenir mes nouveaux clients.

Mon projet de société informatique se concrétise également. J’espère démarrer au premier janvier prochain. Je me lance avec un associé français qui possède les fonds et le savoir faire. Il m’apprendra toutes les ficelles du secteur. Je n’ai plus qu’à vendre et gérer la futur équipe. Dans un premier temps, nous comptons couvrir nos frais la première année. Si les perspectives sont bonnes, au bout d’un an, on sort l’artillerie lourde pour monter une équipe de vente avec ADV et tout le toutim.

En ce qui concerne le transport, tout va bien. D’ici la fin de l’année 2017, nous aurons probablement réinvesti nos bénéfices dans l’augmentation de nos moyens de production. En l’espace de deux ans, nous aurons multiplié par 2,5 nos capacités et par 3 le personnel. Avec un marché avec une demande très forte en ce moment, je devrais pouvoir bientôt laisser tourner cette activité pour me concentrer sur d’autres projets. Je devrai toutefois faire très attention et cajoler mon équipe pour éviter un turnover important. Je compte aussi mettre en place un programme pour l’embauche de jeunes conducteurs, la main d’œuvre se faisant très rare en ce moment, en France comme en Roumanie, mais pour des raisons différentes.

L’import-export, lui, ronronne. Je fais quelques ventes de temps en temps, mais rien de significatif pour le moment. Il me faudrait plus de temps pour penser le processus de commercialisation et de fonds pour constituer un stock de départ. A voir dans les prochains mois. J’aimerais bien trouver un associé pour s’occuper de ça, comme un professionnel de l’auto en France qui souhaiterait se lancer dans l’import par exemple.

Ce qui est certain, c’est que toutes ces opportunités ne se sont présentées que parce que j’ai changé de pays. En aucun cas, je n’aurais pu ne serait-ce que rêver de telles opportunités en France !

Pourquoi je me suis expatrié

J’ai lu récemment un article sur quel site Internet que la première raison pour laquelle les expatriés quittaient la France pour échapper aux impôts. C’est peut-être vrai, mais ce n’est pas mon cas.

J’écrivais récemment :

« Voilà plus d’un an que je suis expatrié en Roumanie et j’y ai découvert beaucoup plus de choses que le simple fait de dormir l’esprit tranquille.

J’ai découvert un pays libéral, qui respecte la liberté individuelle. Tout individu fait ses choix et les assume, dans aller dire que ce n’est pas sa faute s’il commet une erreur. Il n’y a aucune différence de traitement entre les individus quelles que soient leur race ou leur religion. Tout le monde est le bienvenu si on respecte les règles et que l’on apporte quelque chose à la société.

Les gens ne sont pas biberonnés par l’Etat. Si une entreprise ferme, on ne dit pas « Mais que fait l’Etat?! », on dit simplement « les dirigeants étaient mauvais, je dois trouver un autre job. »

En Roumanie, mes choix suscitent le respect, celui de s’expatrier comme celui de créer une entreprise dans un secteur aussi concurrentiel que le transport. Jamais on ne m’a dit « tout le monde n’a pas la chance d’être chef d’entreprise » et on ne m’a jamais fait sentir que je n’avais pas ma place dans une conversation parce que «  j’exploite la misère humaine. »

Je travaille avec des gens ouverts d’esprit, qui aiment le changement et le demande. Jamais l’un de mes salariés roumain n’a essayé de pourrir l’ambiance de travail parce qu’une décision ne lui convenait pas. Aucun d’entre eux ne reste dans l’entreprise en attendant de se faire licencier et de toucher un gros chèque. Les indemnités n’existent pas. Si la situation ne convient plus, il lui suffit de changer de job.

Dans un pays libéral , les dépressifs n’existent pas, simplement parce que le système de santé ne permet pas d’être payé sans travailler. Pas de gens qui préfèrent rester chez eux plutôt que travailler non plus. D’abord parce que cela ne leur conviendrait pas mais aussi parce qu’ils n’ont de toute façon pas d’autre choix que celui de travailler pour répondre à leurs besoins vitaux.

J’ai découvert les opportunités offertes par les pays émergents, et je me rends compte que la France est un pays qui ne présente plus d’opportunités pour le peuple se trouvant au bas de l’échelle sociale. L’économie est simplement tellement entravée et étouffée qu’elle ne produit que très peu d’opportunités, qui sont tellement rares que tous les gens un peu entreprenants se jettent dessus. En Roumanie, je refuse toutes les semaines des opportunités !

Ce que je veux vous faire passer comme message, c’est que la fiscalité, pour les petits entrepreneurs comme moi, n’est pas la première raison de s’expatrier. Elle n’est que la cerise sur la gâteau. La première raison de s’expatrier, aujourd’hui, pour les gens comme moi, est de retrouver la liberté qu’ils avaient perdu et des perspectives de vie heureuse. Il m’a moi-même fallu quelque mois pour m’y réhabituer. ».

La seule chose que je puisse ajouter est donc : sinon, vous venez quand en Roumanie?

Jean-Noël

jeannoelheb@gmail.com

Je me bats contre des règles stupides. Édito du 07/07/2017

Laissez-moi vous raconter mes dernières aventures pour échapper à la stupidité des fonctionnaires européens! C’en est presque drôle!

Une clientèle internationale

L’intégralité de ma clientèle se trouve en Europe (France, Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique, Hollande). Aucun de mes client n’est roumain, je n’ai pour l’instant pas eu le temps d’attaquer le marché roumain par manque de temps et de personnel (cela fait par exemple un an que je cherche un comptable…). Je paie bien évidemment des cotisations sociales, des impôts et tout le toutim en Roumanie qui reste toujours très agréable en comparaison de la France).

Plusieurs pays ouest-européens imposent depuis le début d’année de posséder, pour chaque salarié travaillant sur leur territoire, un papier attestant que vous payez bien vos cotisations dans le pays d’établissement du contrat de travail (donc la Roumanie dans mon cas).

Une nouvelle règle idiote

C’est là que cela devient drôle. La Roumanie voulant lutter contre « les sociétés boîtes aux lettres » impose, pour délivrer le fameux papier, de réaliser au moins 25% de son chiffre d’affaires en Roumanie. Donc, en clair, impossible pour moi de récupérer ce formulaire, n’ayant aucun client sur le territoire, sur lequel j’exerce pourtant une activité régulière!
Si je n’ai pas ce formulaire, les pays tels que la France, l’Allemagne, l’Autriche ou la Belgique risquent de m’accuser de fraude et ne plus accepter que j’exerce mon activité sur leur territoire, mettant en péril la pérennité de mon entreprise et bien évidemment des emplois concernés…

Nous connaissons tous l’ouverture d’esprit des fonctionnaires. Après deux heures à expliquer le pourquoi du comment il me fallait impérativement ce formulaire, le fonctionnaire me répond qu’il ne peut rien faire et que notre société devrait probablement fermer, mettant du même coup un paquet de gens au chômage.
Le meilleur dans l’histoire, c’est que d’autres pays européens ne posent absolument aucun problème pour délivrer ce formulaire. Ils ont bien compris qu’ils risquaient de mettre en danger leurs propres entreprises, ce qui est tout de même un poil stupide!

Evidemment, vous vous doutez bien que je ne vais pas me laisser faire. Mais plutôt que de me battre en justice avec toute cette bande d’empêcheurs de bosser peinard, je vais plutôt monter une nouvelle boite et m’adapter aux impératifs ineptes que l’on m’impose.

N’étant probablement pas tout seul dans cette situation, j’entrevois à présent une nouvelle opportunité pour vendre ma solution.

Et encore une nouvelle opportunité, apportée, (qui l’eût cru?!) par une administration. Incroyable, non?

Jean-Noël
jeannoelheb@gmail.com

La France marche sur la tête, est-ce une nouvelle opportunité? Édito du 12/06/2017

Le mois dernier, j’ai passé une semaine en compagnie d’une centaine d’autres chefs d’entreprises. Évidemment, mon expatriation est perçue comme un choix sortant un peu de l’ordinaire mais finalement assez bien compris par ce panel de chefs d’entreprises. Ils ont tous bien compris les raisons de mon expatriation, entre les règlementations beaucoup plus simples, la meilleure rentabilité, ou encore la meilleure ambiance au travail.

J’ai connu cependant cette année une chose inédite, qui m’interpelle particulièrement. Je m’explique: le secteur du transport routier connaît aujourd’hui en France une véritable pénurie de main d’œuvre. Voilà plus de 18 mois qu’il devient problématique de trouver du personnel fiable et qualifié en France.

Pénurie de main d’œuvre en France

Cette situation n’est pas très étonnante, étant donné la réalité du terrain. Le métier de conducteur routier n’est pas très attirant, en particulier pour les jeunes:

  • On n’est pas souvent chez soi.
  • A moins de faire beaucoup d’heures supplémentaires, le salaire n’est pas très élevé.
  • Au stress de la route s’ajoute le stress constant du respect des horaires.
  • On travaille souvent en horaire décalé.
  • Le métier peut être physique car il comporte souvent des phases de manutention.

Vous me direz que la profession n’a qu’à mieux faire son job et doit mieux se promouvoir, en particulier auprès des jeunes. Et vous aurez raison. Cependant, je trouve assez incroyable d’avoir des secteurs entiers de l’économie française (la restauration ou l’hôtellerie ont le même problème, par exemple) se trouvant en pénurie de main d’œuvre alors que le pays a six millions d’inactifs. Mais ce n’est même pas le plus fort. Non.

Le plus fort, c’est que cette année, plusieurs chefs d’entreprises m’ont demandé s’il me serait possible de leur trouver de la main d’œuvre roumaine, MAIS PAS EN RAISON DE SON COÛT MOINDRE.

Une demande à satisfaire

Ces chefs d’entreprises serait en effet prêts à embaucher du personnel roumain avec des contrats de travail français, en payant bien sûr toutes les charges afférentes, à s’occuper du logement des salariés ainsi que des démarches administratives. tout ça, pour avoir du personnel fiable et motivé! Je trouve cela complétement délirant.

Chacun jugera des conclusions à tirer de cette réalité. Les jugements de valeur ne m’intéressent pas. Seuls les faits m’intéressent et me font m’interroger.

Je m’interroge donc évidemment sur l’opportunité écnomique que ces demandes représentent. Que puis-je faire pour répondre à cette problématique? Y-aurait-il un modèle économique à imaginer?

Moral ou non, le débat n’est pas là. Je vois simplement un gisement de client qui ont une vraie problématique à résoudre.

Il ne reste plus qu’à la résoudre!

Jean-Noël
jeannoelheb@gmail.com

L’importance de la stratégie, édito du 31/05/2017

L’importance de la stratégie

Je reviens juste d’une semaine de séminaire passée avec des confrères. Je tire beaucoup d’enseignements de cette semaine.

  • Peu de petits entrepreneurs comme moi ont une stratégie claire et établie, connue de leurs équipes. Ils se contentent souvent de vivre au jour le jour, en fonction des opportunités qui se présentent.
  • Beaucoup de gens ne peuvent ou ne veulent pas accepter la réalité économique. Souvent par peur de prendre des risques ou par confort. Du coup, ils se battent contre la réalité et perdent leur énergie.
  • Très souvent, beaucoup d’entrepreneurs comptent sur leur capacité de travail pour s’en sortir et mettent la pression à leurs organisations.

Vous obtenez donc des gens stressés, avec sur leurs épaules une pression folle, passant leur vie au au travail, délaissant leur vie personnelle et raccourcissant certainement  méchamment leur espérance de vie.

Finalement, beaucoup d’entrepreneurs travaillent beaucoup plus que moi (j’entends par là le temps passé au travail), ont beaucoup plus de pression que moi, pour moins de résultats. Cherchez l’erreur…

Vous me direz que cela n’est pas très étonnant puisqu’ils lâchent 66% de leur travail à l’Etat (auquel je tire mon chapeau pour cette performance incroyable de voler les gens sans qu’ils ne disent rien..).

De plus, je me rends compte que beaucoup d’entrepreneurs passent leur temps à des tâches peu productives (qui, bien évidemment, ne sont pas les mêmes en fonction de la taille de la société) comme de l’administratif par exemple. J’ai pris le parti de changer de direction de ce côté-là et d’essayer de devenir le plus productif possible en éliminant un maximum de tâches improductives de mon quotidien, quitte à le payer à court terme. Objectif: obtenir le maximum de jus de neurones de la part de ma petite tête!

Première année passée en Roumanie

Après un an passé en Roumanie, tout, ou presque, a changé dans ma vie,  pour le meilleur.

Côté professionnel, j’ai une stratégie claire, des perspectives de développement et une équipe qui suit. Il en résulte beaucoup moins de pression et de stress pour moi. Je sais aujourd’hui que vu nos perspectives, il peut arriver à peu près n’importe quoi au niveau économique ou politique (qui définit les règles de mon marché), je suis certain de trouver une solution de rechange.

Côté personnel, baisse du stress signifie nécessairement meilleure qualité de vie. Pour la première fois, je prendrai cette année plus de cinq semaines de congés et j’aurai passé du temps avec les gens que j’aime. Je me suis fait de nouveaux amis. Je rejoue au rugby, juste pour le plaisir. Je profite de la gente féminine locale et je peux prendre soin de mon corps.

Je ne connais personne de mon entourage qui aie eu une telle amélioration de sa qualité de vie en si peu de temps, à part les expatriés.

Coïncidence? Je ne crois pas…

Jean-Noël
jeannoelheb@gmail.com

Nouvelle stratégie, édito du 03/05/2017

Après une année passée en Roumanie, je commence à avoir une vision précise de mes perspectives. Il serait donc bénéfique de commencer à décliner une stratégie, tant au niveau personnel et professionnel.

Nouvel objectif

D’abord, au niveau personnel. Force est de constater que je ne me sens pas encore tout à fait libre. Je suis aujourd’hui contraint dans mes projets par mon manque de fonds. Pas dans ma vie de tous les jours, où je peux vivre comme je l’entends, grâce au faible coût de la vie en Roumanie, mais pour le reste, c’est parfois gênant de ne pas pouvoir commencer quelque chose par manque de moyens financiers. Et j’aime trop la liberté pour faire appel à une banque. Financer des investissements par de la dette, cela me convient, mais démarrer une nouvelle activité, définitivement, non.

Premier objectif perso: multiplier par 3 mon revenu dans les 6 prochaines années. Cela me ferait environ 10000 € par mois. J’aurai 40 ans, cela me parait pas mal comme niveau de revenu. Avec un revenu comme ça, je peux démarrer un nouveau projet tous les ans si j’ai envie, avec une mise de départ conséquente. Le risque de perte n’est plus très important puisque je pourrai remettre la même chose sur la table l’année suivante.

L’objectif étant ambitieux, il ne va pas falloir perdre de temps. Du coup, évidemment, j’ai réfléchi à une stratégie pour parvenir à cet objectif.

Ma stratégie pour y parvenir

Première chose, me lancer dans des projets dans lesquels je maitrise le modèle économique ainsi que le juridique. J’éviterai donc de lancer seul un projet immobilier ou de me lancer en bourse, je n’ai pas assez de connaissances, en particulier en Roumanie. Cela n’empêche pas d’en acquérir au fur et à mesure.

Mon truc à moi, c’est l’entreprenariat. J’adore monter des boites, trouver et analyser des modèles économiques, trouver des salariés et les former. Ça m’éclate!

Mon activité actuelle (le transport) est trop dépendante des prix du pétrole, sur lesquels je n’ai pas la moindre influence. En clair, si le gazole n’est pas cher, je gagne de l’argent. S’il est cher, j’ai intérêt à viser pour ne pas en perdre… Question sécurité, on a fait mieux, vous en conviendrez. Donc première chose, je mets la pédale douce sur le développement de cette activité et investirai mon temps ailleurs.

Ensuite, je compte beaucoup sur ma nouvelle activité d’import-export de véhicules. J’ai déjà fait quelques ventes depuis trois mois. Pour le moment, je vends des véhicules neufs importés de Roumanie. J’ai cependant identifié une seconde activité, à savoir acheter des voitures d’occasion en France pour les revendre en Roumanie, où la cote de l’occasion est assez élevée. Avec un volume suffisant, je pourrai peut-être même faire le transport moi-même… Je réfléchis aujourd’hui à un moyen d’augmenter mes ventes de voitures neuves en France, ce qui est certain, c’est que le modèle économique tient la route. Il faut donc que je puisse toucher plus de prospects. J’ai même déjà la personne pour me gérer le business. De plus, il semblerait judicieux d’étendre l’activité au secteur poids lourds, étant un professionnel du secteur. A étudier.

Encore une nouvelle proposition

Dernière chose, on m’a proposé la semaine dernière un business de vente en ligne, à monter sur la Roumanie. Le placement ne me semble pas stupide. Vente d’articles de loisirs pas trop chers, pour pouvoir toucher un maximum de Roumains. Je pourrai m’associer à un professionnel français du secteur qui m’apporte le savoir faire et l’approvisionnement. Je m’occupe de la conception du site, de la vente et de la gestion. La logistique du site (préparation de commande, etc.) reviendrait à ma société de transport évidemment. Une activité de logistique serait bénéfique pour moi (pas de dépendance au pétrole, création possible de patrimoine immobilier, etc.)!

De plus, les articles vendus sur le site n’étant pas trop chers, le transport aura une grande incidence sur le prix final. A moi de m’organiser pour gérer les coûts au plus juste. En terme de concurrence, zéro concurrence en Roumanie sur le créneau.

Problèmes potentiels: je n’ai pas la compétence technique de création de site. Impossible de bricoler sur ce point si on veut faire revenir un client! De plus, il me faut un site gérant le paiement en ligne (liaison avec une banque) et surtout la gestion de stock puisque nous aurions pas mal de références à gérer (une centaine au démarrage puis entre 200 et 300). Second problème: la publicité à faire, en particulier en ligne. Il faut une bonne campagne pour que le site se fasse connaitre rapidement. Enfin, troisième et dernier problème: estimer le marché en Roumanie. S’il n’y a personne sur le créneau, n’est pas parce qu’il n’y a pas de marché? Mon futur associé étant sur ce créneau en France avec de beaux résultats, j’ai tendance à penser que le marché devrait être là. Mais comment l’estimer?

On pourra me mettre toutes les statistiques de la Terre sous le nez, je ne serai pas convaincu. Je dois, à mon avis me résoudre, à perdre ma mise si le pari est mauvais.

Mais après?

Si je dois arriver à remplir mon objectif, très bien. Mais après? C’est chouette de bosser, mais il n’y a pas que ça dans la vie! J’ai donc réfléchi à ma journée idéale. Déjà, premier point, pas plus de sept à huit heures de boulot par jour. Ensuite, j’aimerais bien séparer ma journée en deux, avec la moitié passée sur le transport/logistique et la seconde sur le reste de mes activités. Cela me laisserait du temps pour faire d’autres choses, faire du sport, m’occuper de ma famille ou d’autres choses dont je n’ai pas encore idée.

Si à quarante ans, j’en suis là. Je commencerai à être satisfait…

Jean-Noël
jeannoelheb@gmail.com