Un premier contributeur sur le site

Retrouvez nous sur http://vivreenroumanie.com

Depuis la création de ce site, j’ai toujours mis en avant le fait que tout le monde est le/la bienvenu(e) pour y contribuer. Plusieurs curieux ont posé quelques questions par email, mais la première personne à avoir proposé concrètement ses services se nomme Jean-Noël Heb, qui contribue déjà sur Objectif Eco.

Voici donc sa présentation. Bienvenue sur le site, Jean-Noël.

 

« Je m’appelle Jean-Noël, 33 ans, célibataire sans enfants, originaire d’Alsace. Je suis issu de la classe moyenne française, une mère enseignante et un père chef d’entreprise. Les valeurs de travail, de liberté, d’indépendance et d’honnêteté m’ont été inculquées très jeune et me suivront pour le restant de mes jours.

J’ai passé mes études supérieures à étudier les télécoms et réseaux, avant de me réorienter vers le transport et la logistique, secteur que j’ai découvert au contact de mon père.

J’ai donc commencé à travailler dans l’entreprise familiale en 2005 et apprends, pendant quelques années, le métier sous la supervision paternelle. Étant des spécialistes du transport international intra-européen, nous arrivons, à cette époque, à un tournant de l’histoire de notre société. Nous ouvrons nos premières sociétés à l’étranger, afin de suivre nos clients et concurrents. Ainsi, en 2002, nous démarrions en Autriche, en 2005 en Hongrie puis en 2006 en Roumanie.

En 2011, je fais le choix de reprendre la société familiale et par conséquent, de devenir chef d’entreprise, à plus long terme. Ce choix est dicté par une envie d’indépendance et de liberté, alors que j’observe la plupart de mes amis subir le statut de salarié. Je commence donc à me former à mon futur métier de chef d’entreprise en suivant des formations et en m’ouvrant l’esprit au contact d’autres chefs d’entreprises. Je découvre le management et la gestion ainsi que les subtilités du monde du transport et de la logistique.

En 2015, je suis en pleine réévaluation de ma stratégie d’entreprise et de ma stratégie de vie. Le constat est simple. Le transport est un secteur ultra concurrentiel, mobilisant beaucoup de moyens financiers, pour une rentabilité assez faible. C’est aussi un secteur très peu concentré, composé essentiellement de petites PME et de quelques gros acteurs. Étant donné la pyramide des âges des chefs d’entreprises, le secteur va être amené à se concentrer fortement dans les prochaines années. Problème: il faudra bien attendre une dizaine d’années avant que cette consolidation soit terminée et que nous assistions à un redressement de la rentabilité du secteur. En clair, j’ai encore dix ans à serrer les dents…

Dans le même temps, je sens bien que nous nous marchons un peu dessus avec mon père. Je n’ai pas encore toute la latitude pour transformer l’entreprise mais, dans le même temps, l’autorité paternelle est bien pratique pour ne pas toujours assumer risques et erreurs éventuels. Je ressens le besoin de m’émanciper et de me confronter à la réalité. Ayant toujours regretté de ne pas avoir plus voyagé, l’idée d’une expatriation commence à faire son chemin. Je finis donc par choisir la Roumanie comme nouveau pays d’adoption. Cela n’a que des avantages pour moi: une économie en plein essor, du monde sur place pour m’accompagner dans mes démarches, la perspective de sortir de mon domaine d’activité. Enfin bref, plutôt que serrer les dents pendant dix ans, je choisis d’adopter une position agressive en changeant de localisation. Je pourrai toujours revenir en France lorsque le marché aura terminé sa mutation.

A force de côtoyer d’autres pays d’Europe, je prends conscience des risques qu’il y a à être entrepreneur, et donc chef d’entreprise en France. Non seulement vous êtes responsables de tout, mais les entrepreneurs sont aussi entravés en France. Par les règlementations liées au métier, au droit du travail, à la fiscalité. Le droit à l’erreur n’existe pas. Le chef d’entreprise se doit d’être un spécialiste de la législation. On finit par s’occuper de législation plus que de son propre métier, avec une erreur probable (voire inévitable vu le maquis de règles à assimiler) pouvant coûter la vie à l’entreprise (cas que j’ai vu de mes yeux!).

L’expatriation n’était plus seulement une envie, mais aussi une nécessité!

Et me voilà, un an plus tard, sans le moindre regret. » 

2 réponses sur “Un premier contributeur sur le site”

    1. Je l’ai fait le jour de la parution de cet article (C’est vrai que je n’ai jamais pris l’habitude de repartager régulièrement, faudrait que je le fasse).

      Pour chaque article je partage sur Google+ (Très bon pour le SEO, le référencement naturel), Twitter (Ça réagit un peu), je les retweete aussi sur le profil perso, sur Linkedin, sur Scoop It (Idéal pour ceux qui font de la veille sur un sujet précis) et sur Pinterest (Il parait que ce réseau social fonctionne bien mais je n’ai jamais été convaincu).

      Pour Facebook, c’est une plus longue histoire :
      Partie 1
      Partie 2

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